HOSPITALITÉ 5 :
Le DJ qui donnait trop d’information

 

2011

Plusieurs vinyles empilés et un tourne-disque. Pour chaque disque, on a au moins une histoire à raconter. Elles nous viennent de ouï-dire, de recherches sur internet, de livres, de magazines, de connaissances et de notre vécu. On fait jouer les disques les uns après les autres et on raconte nos histoires, chacune dérivant de la précédente et suggérant la prochaine, alors que le public peut relaxer, siroter un verre, aller et venir à sa guise. La performance nous amène à comprendre comment la musique – et les histoires qu’elle véhicule – infiltre notre vie privée et sociale, et influence notre conception de l’amour, du travail et du fonctionnement de la société.

 

On est toujours étonnés de constater à quel point la musique et les chansons se répercutent dans nos vies. La musique est souvent rattachée à notre enfance et à notre adolescence. Il est difficile d’imaginer le monde actuel sans musique, qui nous sert de perpétuelle bande sonore. On a quelque deux-cents disques et plein d’histoires qui s’y rapportent : faits historiques, rumeurs, anecdotes personnelles et de nos ami·es. Chaque performance, on change l’ordre des chansons, ajoutant et retranchant des vinyles de notre liste, créant sur le champ et en temps réel une connexion avec la musique qu’on aime (et même celle qu’on aime moins). Pendant trois heures (ou treize heures, si on fait l’intégrale), on aborde l’art, la politique, l’amour et le travail, à travers un parcours très éclectique de chansons, improvisé mais toujours efficace. C’est un espace pour se rassembler et écouter, en réfléchissant à ce que les chansons nous amènent et à ce qu’on en garde en retour. 

En complément à la performance, le public est invité à venir raconter son histoire sur une chanson de son choix, lors de la rencontre Apportez votre disque/Listening Party.

D’autres déclinaisons du projet existent, comme le Party vinyles (FTA, 2012), où PME-ART utilise sa collection de disques pour faire danser la foule.

Ce projet fait partie du cycle HOSPITALITÉ, une période prolongée de recherche sur le thème de l’hospitalité.

 

Création et performance : Caroline Dubois, Claudia Fancello et Jacob Wren, continuation et performance : Adam Kinner et Marie Claire Forté. Direction technique : Mathieu Chartrand. Stagiaires : Mélanie Cadieux et Séléné Caron.

En coproduction avec le Forum Freies Theater (Düsseldorf), en collaboration avec le Studio 303 (Montréal) et le festival Noorderzon (Groningue). Avec l’appui du Conseil des Arts du Canada (tournée), du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts de Montréal et de la Kunststiftung NRW (Fondation pour les arts de la Rhénanie-du-Nord–Westphalie, Allemagne), à l’occasion de Tallinn 2011, Capitale européenne de la culture.

 

Montréal, Escales improbables – SPARK • Groningue, festival Noorderzon • Mannheim, Zeitraumexit – festival Wunder der Prärie • Oslo, Black Box – festival de musique Ultima • Malmö, Inkonst • Gand, CAMPO • Montréal, Musée d’art contemporain – La Triennale québécoise • Tallinn, festival de performance Nu • Düsseldorf, Forum Freies Theater • Montréal, OFFTA – Phonopolis – Place Émilie-Gamelin • Peterborough, Artspace • Toronto, Mercer Union – FADO • Kingston, Modern Fuel • Montréal, réseau des maisons de la culture : arrondissement Saint-Léonard, parc Jarry – maison de la culture Villeray et Ville de Westmount • Regina, Dunlop Gallery – Curtain Razors • Austin, festival FuseboxMarseille, festival Actoral • Québec, festival Mois Multi • Birmingham, festival Fierce • Manchester, Contact Theatre – The Whitworth • Bordeaux, festival Novart • Munich, festival Spielart – Pathos • Cardiff, festival Experimentica – Chapter Arts Centre • Fribourg, festival Belluard Bollwerk International • Salzbourg, festival Sommerszene – Szene Salzburg • Helsinki, festival URB • Montréal, La Vitrola • Vancouver, PuSh Festival – Western Front Society



Les protagonistes décortiquent avec humour, ingéniosité, finesse et sensibilité le rapport particulier que chacun d’entre nous entretient avec la musique […] Les vinyles montrés et mis sur la platine par PME-ART sont tangibles, concrets, on a envie de les regarder, de les manipuler, de les écouter sans fin […] en dansant, comme cette petite fille de quatre ans qui tournoyait, qui sautait et criait : « Bravo, encore, encore ! ». Alors bravo, encore, encore, encore plus d’hospitalité, PME-ART !

– Nayla Naoufal, dancefromthemat.com, Montréal

PME-ART se présente dans une friperie un samedi après-midi pour Apportez votre disque/Listening Party. Le public du festival s’entremêle à la clientèle du magasin. […] Quelques personnes courageuses commencent à prendre le micro aux côtés de Jacob, Marie et Caroline de PME-ART. Iels nous parlent de réunions familiales, de chants en chœur spontanés, et de pertes douces-amères. Ce partage public nous captive sur-le-champ, la musique qui emplit la boutique devient plus distincte, plus intéressante. […] La présence qu’invite la performance offre un mode alternatif pour l’être ensemble, un rythme différent pour notre rythme communal.

– Phoebe Patey-Ferguson, This is Tomorrow, Birmingham (UK)

Les vinyles, les interprètes, et le public sont des corps physiques. Ils sont sculptures. Ils sont sujets. Ils sont l’architecture du lieu. Ils sont les objets qui changent de sens dans leur mouvement relationnel.

– Laura Nanni, DAG Volumes: NO 2, Regina 

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